Presqu'île de Quiberon
Dans une maison de bord de mer, la peinture intérieure compose d'abord avec l'humidité de l'air et les longues périodes d'inoccupation.
La préparation représente 80 % du résultat et la majeure partie du temps passé. Lessivage à la lessive alcaline, rinçage, ponçage, rebouchage des trous, enduit de lissage puis impression : chaque étape conditionne la suivante. Un devis qui ne détaille pas ces postes ne se compare à aucun autre.
Une peinture appliquée sur un support gras, farinant ou poussiéreux cloque ou s'écaille dans l'année, quelle que soit sa qualité. Sur un ancien support glycéro brillant, un égrenage et une sous-couche d'accrochage sont indispensables avant toute peinture acrylique.
Les acryliques en phase aqueuse couvrent aujourd'hui la quasi-totalité des besoins : elles sèchent vite, sentent peu, se nettoient à l'eau et laissent respirer le support, qualité décisive dans une maison humide. Leur résistance au lessivage a rattrapé celle des glycéros sur les gammes professionnelles.
Les glycérophtaliques ne subsistent que sur des boiseries très sollicitées et sur certains supports métalliques. Dans les pièces d'eau, une peinture spécifique résistante à la condensation, contenant un agent fongicide, évite les moisissures dans les angles froids et derrière les meubles.
Le plafond se peint toujours avant les murs, en croisant les passes et en travaillant frais sur frais pour éviter les reprises visibles. Une pièce large se traite par bandes de 60 à 80 centimètres, dans le sens de la lumière naturelle.
Un plafond éclairé en lumière rasante, ce qui est le cas de toutes les pièces à grandes baies, ne pardonne aucun défaut de surface. Un enduit pelliculaire passé sur l'ensemble avant peinture est alors le seul moyen d'obtenir un résultat propre, et il représente un poste à part entière au devis.
Lambris, plinthes, portes et fenêtres se dégraissent, se poncent au grain fin et reçoivent une sous-couche d'accrochage avant deux couches de finition. Les angles et les feuillures se traitent au pinceau, les surfaces planes au rouleau laqueur, qui ne laisse pas de grain.
Sur un bois résineux, une sous-couche bloquante est nécessaire pour empêcher la remontée des nœuds et des taches de résine, qui traversent sinon deux couches de finition en quelques mois. Sur du chêne ou du châtaignier, c'est le tanin qui migre, avec le même besoin d'une sous-couche adaptée.
Toute peinture vendue en France porte une étiquette d'émission allant de A plus à C, mesurée après 28 jours en chambre d'essai. Dans une chambre, une pièce d'enfant ou un logement occupé immédiatement après les travaux, le niveau A plus se choisit sans hésiter.
L'étiquette ne dispense pas de ventiler : les émissions restent les plus fortes dans les jours qui suivent l'application. Aérer largement pendant une semaine, fenêtres ouvertes et ventilation en marche forcée, divise par plusieurs fois les concentrations résiduelles.
De 20 à 35 euros le mètre carré pour des murs et plafonds peints en deux couches avec une préparation courante, et de 35 à 50 euros lorsque le support impose un ratissage complet. Ces prix comprennent la fourniture, la protection des sols et le nettoyage du chantier.
Les boiseries se comptent au mètre linéaire, de 10 à 25 euros pour des plinthes, et à l'unité pour les portes, de 100 à 250 euros par vantail selon le nombre de faces et l'état du support.
Maison Arthus (La Trinité-sur-Mer) : entreprise artisanale depuis 1937, décoration intérieure, ravalement et démoussage, avec une douzaine de peintres.
BLG Peinture : peinture intérieure et extérieure sur Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon et Carnac.
Innov Habitat (Saint-Pierre-Quiberon) : peinture et ravalement sur la presqu'île.
RP Rénov : peinture intérieure et extérieure, ravalement, couverture et traitement anti-mousse.
Les artisans-peintres de la presqu'île qui souhaitent figurer dans cette liste peuvent nous écrire.