Presqu'île de Quiberon
Le climat de la presqu'île est celui où une pompe à chaleur donne ses meilleurs résultats : peu de froid, et jamais longtemps.
Le coefficient de performance d'une pompe à chaleur air-eau chute avec la température extérieure : il dépasse 4 à 7 degrés et tombe sous deux et demi à moins sept. Sur le littoral morbihannais, les minimales hivernales restent le plus souvent positives, ce qui maintient la machine dans sa plage favorable pendant la quasi-totalité de la saison.
Le coefficient saisonnier, qui intègre toute l'année, atteint couramment quatre ici contre 3 à 3 et demi dans l'est de la France pour un même matériel. C'est une différence de facture de 20 à 30 %, et cela justifie de privilégier la pompe à chaleur sur la presqu'île.
L'air-eau alimente radiateurs et plancher chauffant et produit l'eau chaude sanitaire : c'est la solution la plus répandue en remplacement d'une chaudière. L'air-air souffle de l'air chaud par des unités murales et fait aussi climatiseur en été, mais ne produit pas d'eau chaude.
La géothermie sur capteurs enterrés ou sur sonde verticale offre le meilleur rendement et la plus grande stabilité, le sol restant à 10 ou 12 degrés toute l'année. Elle suppose une surface de terrain disponible ou un forage, et un investissement 2 fois supérieur, ce qui la réserve aux grandes maisons et aux constructions neuves.
La puissance se calcule sur la déperdition du logement à la température de base, et jamais sur la surface habitable. Une maison de 130 mètres carrés correctement isolée demande ici 6 à 8 kilowatts, contre 12 à 15 pour la même maison non isolée.
Une machine surdimensionnée multiplie les cycles de démarrage, use le compresseur et consomme davantage que la même machine bien dimensionnée. Un bilan thermique écrit, pièce par pièce, est la seule base sérieuse pour un devis, et il est d'ailleurs exigé par la plupart des dispositifs d'aide.
C'est le point spécifique du littoral. L'échangeur en aluminium et le châssis subissent les embruns en permanence : un modèle traité pour ambiance saline, avec revêtement de protection sur la batterie, est indispensable à moins de quelques centaines de mètres du rivage.
L'implantation compte autant que le matériel. Une unité placée à l'abri des vents dominants, surélevée de 30 centimètres pour ne pas baigner dans les projections, et rincée à l'eau douce une à 2 fois par an, tient 2 fois plus longtemps qu'une unité posée plein ouest à même le sol.
L'émergence sonore admise chez le voisin est de cinq décibels le jour et de trois la nuit, mesurée en limite de propriété. Une pompe à chaleur récente émet de 50 à 60 décibels à un mètre, ce qui passe sans difficulté à condition de ne pas l'installer contre un mur réverbérant ou dans un angle.
Plots antivibratiles, manchons souples sur les liaisons et distance aux limites séparatives règlent la question avant qu'elle ne se pose. Les conflits de voisinage liés aux unités extérieures sont devenus l'un des contentieux les plus fréquents en secteur pavillonnaire dense.
De 10 000 à 18 000 euros pour une air-eau posée avec ballon d'eau chaude, de 5 000 à 10 000 euros pour une air-air multisplit, et de 15 000 à 25 000 euros en géothermie. Les aides publiques supposent une entreprise qualifiée RGE et un logement achevé depuis plus de 2 ans.
Le calcul de rentabilité se fait par rapport à l'énergie remplacée : le gain est important face à un chauffage électrique direct ou au fioul, plus modeste face à un gaz récent. Le prix relatif du kilowattheure électrique et du kilowattheure gaz constitue la variable déterminante.
Un contrôle d'étanchéité du circuit frigorifique est obligatoire chaque année au-delà de deux kilogrammes de fluide, et une visite d'entretien s'impose tous les 2 ans pour les puissances comprises entre 4 et 70 kilowatts.
Cet entretien porte sur la pression du circuit, l'état de l'échangeur, le débit d'eau, les organes de régulation et la propreté de l'évaporateur. Sur la côte, le nettoyage de la batterie extérieure devrait être fait plus souvent que la fréquence réglementaire.
SAVI (Saint-Pierre-Quiberon) : entreprise familiale installée depuis plus de 50 ans, plomberie, chauffage et ventilation, qualifiée RGE, intervenant sur toute la presqu'île.
AEL (Saint-Pierre-Quiberon) : plomberie, chauffage et énergies renouvelables, avec plus de 20 ans de métier.
Quib'Energies (presqu'île de Quiberon) : plombier chauffagiste avec une dizaine d'années d'expérience.
PCSE (Quiberon) : plombier chauffagiste au service des particuliers et des professionnels de la presqu'île.